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Millésime 2024
GROUPE ADELAÏDE
Tout a donc commencé à Quimper, en 1933. À l’origine, un homme, un faïencier, Jules Verlingue, qui décide de se réorienter dans l’assurance. On imagine ses débuts : ceux d’un héros balzacien, volontaire, appliqué, entreprenant. Mais qu’aurait-il pensé si on lui avait dit, un jour, que son propre fils, Jean-Yves, prendrait les commandes du cabinet en 1946 et le développerait de façon convaincante ? Si on lui avait prédit qu’en 1994, Jacques Verlingue succéderait à son père ? Puis qu’Audrey et Benjamin arriveraient à leur tour en 2012 pour se préparer aux plus importantes missions ? Histoire hautement romanesque, qui n’a pourtant que le beau côté du roman : la vérité. Tout est vrai, en effet, dans cette aventure, comme il est rigoureusement vrai que le groupe familial, toujours basé à Quimper, a pris la dimension d’une multinationale.
C’est simple : dirigé depuis 2024 par Benjamin Verlingue, le groupe Adelaïde – on croirait entendre le nom d’un flamboyant navire amiral – compte dorénavant
2 900 collaborateurs et cinq filiales : Verlingue, Génération, Cocoon, Dune et Angelus. Des spécialistes de l’assurance au sens large, tant pour la protection des particuliers que pour le risque d’entreprise. Ce qui se traduit, non seulement par une présence sur le marché français, mais également par un développement plus ample, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Suisse et en Italie. Au point que Benjamin Verlingue peut annoncer ses ambitions : « Devenir le premier courtier familial et indépendant sur le marché européen. »
Chemin faisant, le groupe Adelaïde a su affirmer d’autres singularités. Parmi elles, intégrée dans son modèle d’affaire, une authentique démarche ESG (Environnement, Social, Gouvernance) où l’art a définitivement trouvé place. Aussi Benjamin Verlingue a-t-il choisi de soutenir le Prix Presse Bretagne créé pour récompenser chaque année le meilleur article de la presse francophone consacré à la Bretagne, aux Bretonnes, aux Bretons. Un prix créé en outre pour permettre la réalisation, millésime après millésime, d’un nouveau Gwenn ha du spécialement dessiné par un artiste de réputation internationale. Sujet patrimonial en somme. Sujet culturel.
Tout Adelaïde !
Millésime 2023
MAISON JOYEUX
Que la Bretagne soit une terre de traditions, cela va sans dire… Pour ne parler que de sujets qui nous occupent, quatre-vingts ans pour le quotidien Ouest-France, quatre-vingts ans pour Le Télégramme, cent ans, l’an passé, pour Les Craquelins de Saint-Malo, première entreprise bretonne associée au Prix Presse Bretagne, quatre-vingt-dix ans pour la Maison Joyeux qui nous rejoint pour le 2e Prix Presse Bretagne. À elle comme aux autres, la jeune académie que nous sommes est heureuse de leur souhaiter un très bel anniversaire !
Quatre-vingt-dix ans ! C’est en effet en 1934 qu’un certain Robert Joyeux démarre, sur la commune de Saint-Lunaire, une activité de pâtisserie artisanale. Il faudrait même écrire pâtisseries, avec un s, tant les recettes, bientôt, se multiplient. Quand, en 1963, Robert Joyeux fils installe son atelier à Dinard, la clientèle est là, nombreuse, fidèle, que la Maison Joyeux approvisionne sur tous les marchés de la Côte d’Émeraude, avec comme spécialités les fameux Biscuits Joyeux vendus en vrac dans leurs belles boîtes en fer et de délicieux kouign-amanns. Puis, chemin faisant, arrive l’année 1981 qui voit deux apprentis de Robert Joyeux, Daniel Roussel et Jean-Claude Michel, reprendre, avec leurs épouses, la maintenant célèbre maison. Ces mêmes Daniel Roussel et Jean-Claude Michel transmettront, en 2017, les clés à deux jeunes entrepreneurs dinardais, Caroline et Matthieu Gailly.
Leur mot d’ordre ? Perpétuer… Perpétuer la tradition artisanale et les recettes, ainsi que le lien, renforcé au fil des générations, avec les marchés de la Côte d’Émeraude, Cancale, Saint-Malo, Dinard, Saint-Lunaire, Saint-Briac, Lancieux, Saint-Jacut, Saint-Cast et Matignon. Et puis innover… Développer… Ouvrir de savoureuses boulangeries et pâtisseries à Saint-Malo, Saint-Briac et à Saint-Lunaire où sont proposés différentes sortes de pains au levain « bio », des pâtisseries créatives, viennoiseries, glaces, chocolats. Et, depuis 2020, rassembler à La Richardais, au cœur d’un atelier artisanal moderne et optimisé pour de bonnes conditions de travail, trente artisans et apprentis témoignant, dans la bonne humeur, du savoir-faire d’une maison familiale restée emblématique. Dernière merveille ? Une tartelette à la figue et framboise, sa pâte sablée, croquante…
N’est pas Joyeux qui veut !
Millésime 2022
LES CRAQUELINS DE SAINT-MALO
Faut-il le rappeler ? Le Prix Presse Bretagne est tout juste créé. Vingt articles, un jury, une invitée d’honneur, une présidente de jury, un lauréat et une remise de Prix : un résumé qui serait complet si l’on précisait que cette manifestation originale est pour l’instant unique à l’échelle des régions françaises. Que propose-t-elle concrètement ? Une sorte d’invitation littéraire, afin de plus et mieux écrire, encore et toujours, sur la Bretagne, les Bretonnes, les Bretons. Et une sollicitation artistique, puisque chaque année un peintre de réputation mondiale sera investi d’une mission quasi sacrée : recréer à sa façon son propre Gwenn ha Du. S’ajoute à ces deux premières considérations une troisième digne d’être soulignée : la présence d’une entreprise locale au fronton du Prix Presse Bretagne. Une entreprise reçue par l’organisateur comme copartenaire financier aux côtés de la Région Bretagne, pour faire vivre et connaître son histoire. Voilà comment s’explique l’implication de Régis Boiron, président des Craquelins de Saint-Malo, à la table de cette prime édition. Un associé de prestige ! Une maison centenaire, portée par de formidables traditions…
Oui, cent ans ! Un anniversaire d’exception, fêté avec les honneurs en 2023, et du reste salué, en février 2024, par l’Oscar d’Ille-et-Vilaine de l’entreprise pérenne. Un hommage mérité pour un savoir-faire enraciné à Saint-Malo, et qui continue de développer un produit alimentaire figurant parmi les plus anciens de l’Occident. Rabelais, déjà, en parlait en 1538 ! Et l’on ne compte pas les géants de la littérature qui, de Balzac à Tolstoï, de Walter Scott à Boris Pasternak, ont chanté le génie des craquelins. Ou, pour l’exprimer autrement, le génie d’une gourmandise deux fois cuite, à l’eau et au feu, selon une recette ancestrale, savamment préservée le long de la Rance. Olivier Roellinger, trois étoiles au Michelin, eut naguère ce commentaire : « Je plains ceux qui n’ont jamais eu de craquelin au petit déjeuner ! » C’est tout dire.


